Sport Le 03/11/2016 par Felix Besson

Barry Sheene ou la légende du motard n°7

Bien avant les facéties de Valentino Rossi, le Continental Circus – ancêtre du championnat de MotoGP – a connu un premier trublion : Barry Sheene. Surnommé « L’enfant terrible », le pilote anglais reste dans les mémoires comme une légende, auréolé de son double titre de champion du monde dans la plus belle des catégories, les 500 cc.

Par Xavier Haertelmeyer

 

Flanqué de son chiffre fétiche, le numéro 7, Barry Sheene n’a cessé d’égayer le monde de la moto par son aura sympathique et son exubérance. Par sa combativité aussi, notamment face au mythe Giacomo Agostini, au célèbre Phil Read, ou encore au bouillant Kenny Roberts. Sur la piste bien sûr, mais aussi face à la douleur, notamment suite à son tragique accident à Daytona (USA) en 1975. Ce jour-là, à plus de 250 km/h, son pneu arrière surchauffé se coince dans l’arrière de la moto. La chute provoque une fracture de chaque bras, d’une clavicule et de plusieurs côtes. L’Anglais s’en remet pourtant rapidement… si bien qu’il grave son nom sur les tablettes du circuit d’Assen, devançant Agostini, la même année, et enchaîne avec un titre de champion du monde l’année suivante en 1976, puis un second en 1977.

Il poursuit sur sa folle lancée, toujours au guidon d’une Suzuki, avec une place de dauphin en 1978, puis passe chez Yamaha avant de se retirer en 1984 après seize années de compétition. Au cours de sa vie, le facétieux Briton a fait couler beaucoup d’encre. De son casque orné d’un Donald Duck et troué afin de pouvoir fumer sans l’ôter jusqu’à ses cheveux longs, il a bousculé ce milieu en faisant le pitre mais aussi en pestant régulièrement contre le manque de sécurité. Il a d’ailleurs insufflé un élan inédit dans ce domaine : si beaucoup lui attribuent la paternité du fameux « V », le salut des motards, il reste aussi dans les mémoires comme étant celui qui a conçu la première dorsale pour se protéger le dos. L’enfant terrible s’est éteint à l’âge de 52 ans des suites d’un cancer, laissant son empreinte dans toutes les mémoires, comme sur ceux qui ont eu l’occasion de le voir une dernière fois au Goodwood Revival de 2002. La légende anglaise vient de courir l’ultime course de sa vie, remportée après un magnifique duel face à l’Australien Wayne Gardner. Terrible et romanesque jusqu’à la fin.


 

Barry Sheene en 5 chiffres :

2 titres de champion du monde en 500 cc
23 victoires en grand prix
217,37 km/h, vitesse moyenne lors de sa victoire au GP de Belgique en 1977
35 ans, la durée entre deux victoires de pilotes anglais en MotoGP : Barry Sheenne en août 1981, en Scandinavie et Cal Crutchlow en août 2016, en République tchèque.
700 ans, l’âge de son manoir en Angleterre.

BARRY

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