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	<title>L&#039;Optimum &#187; Life</title>
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		<title>LA GRANDE INVASION</title>
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		<pubDate>Tue, 24 Apr 2012 07:50:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Et de mille ! A partir du 7 juin, Space Invader installera à La Générale* sa millième mosaïque sur les murs de l’ancien centre de distribution d’électricité du Nord-Est de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Et de mille ! A partir du 7 juin, Space Invader installera à La Générale* sa millième mosaïque sur les murs de l’ancien centre de distribution d’électricité du Nord-Est de Paris. Pour l’occasion, cet ex-bâtiment EDF transformé il y a quelques années en laboratoire artistique abritera la première rétrospective jamais organisée par le plasticien dans la capitale.</p>
<div>
<p>Une immense boule à facettes installée dans un container jonché de tessons de mosaïque accueillera les 2 visiteurs.Tandis que sur plus de 500m seront exposés pêle-mêle collages, photos, fresques et installations. Des œuvres déjà vues au coin de la rue comme ces « aliens » inspirés du jeu vidéo produit par l’entreprise Taito en 1978. Mais aussi des tableaux Rubik’s Cubes ou des stickers à l’effigie de Super Mario. Le tout entourant un caisson transparent au milieu duquel s’entrechoqueront des dizaines de balles rebondissantes projetées par air comprimé. Quinze ans de travail !</p>
<div>
<p>« Je n’avais pas exposé à Paris depuis 2005. Je me devais de marquer le coup », glisse le mosaïste de retour de Los Angeles où il vient de participer à une exposition collective de street art organisée par le Musée d’art moderne (MOCA).</p>
<p><a href="/wp-content/uploads/2012/04/Capture-d’écran-2012-04-24-à-09.48.14.png"><img class="wp-image-701 aligncenter" title="Capture d’écran 2012-04-24 à 09.48.14" src="/wp-content/uploads/2012/04/Capture-d’écran-2012-04-24-à-09.48.14.png" alt="" width="518" height="395" /></a></p>
<p>Formé aux Beaux-Arts, le plasticien de 42 ans, marqué pendant son enfance par l’esthétique pixellisée des jeux d’arcade, commence à en peupler les rues de Paris en 1996. Il a 25 ans lorsqu’il « accroche » sa première mosaïque dans une petite ruelle proche de la Bastille où il a son atelier. Street art oblige, l’artiste se rebaptise alors, comme les graffeurs. Il ne révélera plus jamais sa véritable identité.</p>
<div>
<p>Quinze ans plus tard, son œuvre a « envahi » une cinquantaine de métropoles à travers le monde : de New York à Dacca, de Tokyo à Perth, en passant par Londres, Berlin ou encore Montauban où il rend un hommage appuyé à l’enfant du pays : un certain Ingres.</p>
<p>S’évertuant à rendre réel le monde virtuel des jeux vidéo, Space Invader sillonne, la nuit, les rues des grands centres urbains semant les œuvres comme pour marquer son territoire. « Je conçois ma mission comme celle d’un hacker urbain. Je ne réalise jamais deux fois le même motif car mon travail est en perpétuelle mutation », souligne-t-il. Il y a quelques jours, il incrustait un nouvel opus au pied de la rédaction de L’Optimum [rue du Plâtre dans le Marais, NDLR]. Quelques heures seulement avant de se faire interpeller par les forces de l’ordre en train de décorer une façade proche des Halles. « Pour cette 23e arrestation, les policiers se sont montrés vraiment cool. Ils m’ont juste demandé de détacher la mosaïque. Une sorte d’autocastration mais sans contravention », sourit l’artiste. Une semaine avant, la police de Los Angeles l’avait également arrêté alors qu’il se glissait sur le toit d’un immeuble. « 99 % de mon travail est illégal », reconnaît ce cousin de Thierry Guetta, aka « Brainwash », qui signait, il y a quelques mois, un documentaire sur son alter ego britannique Banksy. A ce jour, Space Invader revendique un peu plus de 3 000 installations à travers le monde. Les « alias » de ces mosaïques (répliques fidèles de celles implantées en ville) sont vendus en galeries entre 2 000 et 50 000 euros pièce. Damien Hirst aurait récemment acquis l’une de ses œuvres.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>* La Générale, 14, avenue Parmentier, Paris XIe, entrée libre de 12 h à 20 h 30 jusqu’au 2 juilllet. </strong></p>
</div>
</div>
</div>
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		<title>JUSTIN-BIEBERISATION DES ESPRITS</title>
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		<pubDate>Tue, 24 Apr 2012 07:44:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Life]]></category>
		<category><![CDATA[justin bieber]]></category>

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		<description><![CDATA[La médecine nous promet, entre deux nuages radioactifs, un allongement de la vie. Et si c’était une grave erreur ? &#160; Vous avez envie de voir, vous, à quoi va [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>La médecine nous promet, entre deux nuages radioactifs, un allongement de la vie. Et si c’était une grave erreur ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Vous avez envie de voir, vous, à quoi va ressembler Justin Bieber dans 50 ans ? Beurk, je vois déjà sa mèche devenue clairsemée ne plus cacher un regard fatigué de chercher parmi les mamies de la mai- son de retraite de la variété et du divertissement laquelle le reconnaîtrait encore, pour avoir le plaisir de signer un ultime autographe tremblotant&#8230; Vous ne pensez pas que l’on devrait voter une loi pour limiter l’âge jusqu’auquel Madonna va pouvoir chanter « Like a Virgin » ? Comme le ridicule n’a pas encore pénétré l’uni- vers du show business, nous allons de- voir nous résoudre à légiférer, pour imposer quelques règles de pudeur&#8230; Il y a bien quelques menus avantages à devenir vieux : le premier, c’est que l’on devient généralement sourd, et ne plus entendre ce que la majorité des gens raconte nous fait conserver quel- ques derniers neurones intacts&#8230; En- suite, on est censé faire partie de tous les cercles où nos aînés nous empê- chaient d’entrer, sous le même prétexte que nous empêcherons les plus jeu- nes de nous rejoindre : « Le mot jeune n’est acceptable qu’avec le mot femme accolé derrière&#8230; » Néanmoins, comme me le disait un vieil ami : « Quand on est membre partout, c’est qu’on ne peut plus se servir du sien&#8230; »</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Vous ne pensez pas que l’on devrait voter une loi pour limiter l’âge jusqu’auquel Madonna va pouvoir chanter « Like a Virgin » ? </strong></p>
<div>
<p>La médecine a-t-elle anticipé que, s’il n’était pas mort jeune, James Dean se- rait devenu aussi gros que Marlon Brando ? Que tout le monde n’est pas Karl Lagerfeld, le seul être humain a s&#8217;être fait embaumer de son vivant ? Le seul vieil homme qui fasse encore envie, c’est Jean d’Ormesson, mais il n’a jamais caché son secret de jouven- ce : il vit dans un autre siècle, celui où le temps réel n’existait pas encore&#8230;.</p>
<p>Par  Éric Hélias*</p>
<p>* Éric Hélias est publicitaire. Il est codirecteur de création de l’agence Young &amp; Rubicam.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="/wp-content/uploads/2012/04/Capture-d’écran-2012-04-24-à-09.43.05.png"><img class="wp-image-696 aligncenter" title="Capture d’écran 2012-04-24 à 09.43.05" src="/wp-content/uploads/2012/04/Capture-d’écran-2012-04-24-à-09.43.05.png" alt="" width="495" height="298" /></a></p>
</div>
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		<title>YES HE CAN</title>
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		<pubDate>Fri, 30 Mar 2012 14:38:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[politique]]></category>
		<category><![CDATA[tête d'affiche]]></category>

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		<description><![CDATA[A force d&#8217;entendre parler de discrimination positive, Patrick Lozès, à la tête d&#8217;un lobby black, s&#8217;est décidéà être le premier prétendant d’origine africaine à briguer la magistrature suprême. Un coup [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="LEFT">A force d&#8217;entendre parler de discrimination positive, Patrick Lozès, à la tête d&#8217;un lobby black, s&#8217;est décidéà être le premier prétendant d’origine africaine à briguer la magistrature suprême. Un coup d&#8217;éclat ou un coup pour rien ?</p>
<p><strong>Votre candidature signifie t &#8211; </strong><strong>elle qu’il existe un black </strong><strong>power français ?</strong></p>
<p>Non. Il y a beaucoup de gens qu’on ne voit pas dans ce pays. Des personnes issues de la diversité mais aussi des jeunes, des familles modestes, des femmes… J’ai l’impression qu’à travers moi, ces invisibles se sentiront représentés. Pour avoir une bonne équipe, la France ne peut pas laisser certains de ses meilleurs joueurs sur le banc de touche.</p>
<p><strong>Justement, parmi les </strong><strong>propositions que vous </strong><strong>défendez dans votre livre </strong><strong>(</strong><strong><em>Candidat : pourquoi pas ?</em></strong><strong>, </strong><strong>Ed. du Moment, 2011), il y </strong><strong>a la discrimination positive. </strong><strong>Quand on regarde ce qui </strong><strong>se passe en ce moment </strong><strong>dans le football, on se dit </strong><strong>que cette notion peut se </strong><strong>retourner contre la cause </strong><strong>que vous défendez.</strong></p>
<p>Je ne suis pas favorable à la discrimination positive car je ne veux pas qu’on évite la sélection par le mérite. Mais moi, quand je regarde l’équipe de France de ski ou de rugby, je ne me dis pas : « Tiens, il faudrait un quota de Noirs ». Je veux simplement que l’on prenne les meilleurs.</p>
<p><strong>Que pensez-vous </strong><strong>de l’argument selon lequel </strong><strong>l’équipe d’Espagne </strong><strong>joue plus collectif et </strong><strong>technique parce qu’elle </strong><strong>n’a que des Blancs ?</strong></p>
<p>Il faut qu’on arrête avec cette histoire des Blancs intellos et des Noirs costauds. C’est un non-sens. Je dis simplement que si on veut que tous les enfants partent sur la même ligne, il faut donner plus à ceux qui ont moins.<strong> </strong></p>
<p><strong>Pourquoi n’y a-t-il jamais eu </strong><strong>en France un candidat d’origine </strong><strong>africaine à l’élection </strong><strong>présidentielle avant vous ? </strong><strong>C’est un hasard ?</strong></p>
<p>Le moment n’était peut-être pas venu. Il fallait que certains débats soient ouverts, qu’une organisation comme le CRAN, Conseil représentatif des associations noires de France (1) s’exprime, et aussi que ces personnes d’origine africaine se demandent ce qu’elles peuvent faire pour la France.</p>
<p><strong>Vous n’avez pas clairement </strong><strong>répondu à ma première </strong><strong>question. Je vais la poser </strong><strong>autrement : aimeriez-vous </strong><strong>qu’en France, s’impose un </strong><strong>vrai lobby noir ?</strong></p>
<p>S’il s’agit de prendre plus de place dans la société française, de participer à toutes les activités citoyennes, culturelles, oui. Mais s’il s’agit de se regrouper entre nous, ça n’est pas mon truc. Pour peser, on peut se rassembler, mais il faut aussi s’ouvrir aux autres.</p>
<p><strong>Vous avez certains points </strong><strong>communs avec Barack&#8230;</strong></p>
<p>Lui c’est lui, moi c’est moi !</p>
<p><strong>Certes, mais laissez-moi </strong><strong>finir. Vous avez le même </strong><strong>âge que lui lorsqu’il s’est </strong><strong>présenté en 2008, vous </strong><strong>avez tous les deux </strong><strong>combattu le racisme anti-Noirs. Que répondez &#8211; vous </strong><strong>à ceux qui vous </strong><strong>présentent comme le </strong><strong>Obama français ?</strong></p>
<p>Moi, je m’engage dans une élection française. Le contexte est très différent. Mais sa campagne a prouvé que lorsqu’on aspire aux plus hautes fonctions, on ne peut pas se laisser enfermer dans un débat exclusif sur le racisme. Je compte bien faire des propositions dans d’autres secteurs.</p>
<p><strong>Si Dieudonné voulait vous </strong><strong>soutenir, vous lui diriez quoi ?</strong></p>
<p>Je l’ai toujours combattu. Il cherche à instrumentaliser les discriminations dont sont victimes les Noirs pour créer des affrontements et des divisions. Il n’y a aucune chance pour qu’il ait envie de m’aider mais s’il le souhaitait, je ne l’accepterais pas.</p>
<p><strong>Votre coeur de cible, ce sont </strong><strong>des dix millions d’électeurs </strong><strong>issus de la diversité ? </strong></p>
<p>Je m’adresse à tous les Français et, bien sûr, à cette population, très importante, puisque 10 millions de voix, c’est plus que le score de Ségolène Royal au premier tour en 2007. Mais je sais que ces gens-là ne voteront pas pour moi parce que je suis noir. Ils attendront un discours et un projet dans lequel ils se retrouvent.</p>
<p><strong>Sur un plan personnel, </strong><strong>cette candidature va vous </strong><strong>obliger à des sacrifices ?</strong></p>
<p>Pendant un an, mes revenus vont diminuer puisque je vais mettre mon travail entre parenthèses. Je contribuerai à hauteur de plusieurs dizaines de milliers d’euros et je mène aussi une campagne de levée de fonds.<strong> </strong></p>
<p><strong>Imaginons que vous </strong><strong>arriviez à obtenir les </strong><strong>500 signatures permettant </strong><strong>d’être candidat, pour </strong><strong>qui appelleriez-vous </strong><strong>à voter au second tour ?</strong></p>
<p>La gauche et la droite ne partent pas sur la même ligne. Nicolas Sarkozy avait beaucoup promis sur tout ce qui touche à la diversité en 2007 et il n’a rien fait. Je demanderai donc plus de garanties au représentant de l’UMP après la mauvaise expérience de 2007.</p>
<p><strong>Quel est votre pronostic ?</strong></p>
<p>Je ne pense pas que Marine Le Pen sera qualifiée au second tour. Nous aurons un affrontement classique droite/ gauche. (1) Patrick Lozès a créé le Conseil représentatif des associations noires (CRAN) en 2005.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Questions de style</strong></p>
<p>Plutôt camping ou palace ? Camping, c’est plus drôle.</p>
<p>BHL ou Finkielkraut ? BHL pour ses qualités humaines.</p>
<p>Boutin ou Gay Pride ? Gay Pride sans hésiter.</p>
<p>Pelé ou Cruyff ? Cruyff, j’adore son style.</p>
<p>Rolls ou Jaguar ? Jaguar.</p>
<p>Carla ou Cécilia ? Je laisse ce choix à Nicolas Sarkozy.</p>
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		<title>CARROSSE ÉCOLO</title>
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		<pubDate>Fri, 30 Mar 2012 13:39:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Auto]]></category>

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		<description><![CDATA[Le très green Albert de Monaco a flashé sur cette Française lors du dernier salon Top Marques. Normal, dotée d&#8217;une motorisation électrique, la Furtive-eGT, qui sera commercialisée l’an prochain, annonce [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Le très green Albert de Monaco a flashé sur cette Française lors du dernier salon Top Marques. Normal, dotée d&#8217;une motorisation électrique, la Furtive-eGT, qui sera commercialisée l’an prochain, annonce des performances de premier ordre garanties sans pétrole… ou presque.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Équilibre</strong></p>
<p>Les batteries électriques occupent l’intégralité du plancher de la voiture, contribuant directement à l’équilibre de son comportement.</p>
<p><strong>Sobriété</strong></p>
<p>Point fort de l’auto, son petit moteur thermique embarqué qui assure la recharge des batteries tout en roulant. Des étapes de 800 km sont théoriquement possibles avec seulement 25 litres d’essence.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Puissance</strong></p>
<p>L’Exagon reçoit deux moteurs électriques dont la puissance combinée atteint 340 ch. Ainsi parée, elle parcourait le 1 000 m (départ arrêté en 21,9 s) et atteindrait (sur circuit) les 287 km/h. Le constructeur ne dit toutefois rien de l’autonomie disponible à pareille allure.</p>
<p><strong>P</strong>aradoxe : si la France est la championne du monde du haut de gamme, de la gastronomie à la haute coutureen passant par l’aéronautique, elle reste à la traîne en matière d’automobile. Il y a belle lurette que les constructeurs tricolores ont renoncé à affronter l’Allemagne sur ce point. Il existe pourtant des places à prendre, à condition d’adopter une approche décalée. Telle est la stratégie retenue par la société nivernaise Exagon Motors, dont la Furtive-eGT, élégant coupé grand tourisme à quatre places, présente la particularité d’une propulsion électrique. Au programme, deux moteurs Siemens dont la puissance combinée atteint 340 ch, et alimentés par des batteries Saft qui assurent une autonomie variant de 400… à 200 km selon les conditions d’utilisation, le rayon d’action allant décroissant à mesure que le pied droit s’alourdit. Toutefois, l’auto innove en prévoyant un système de prolongateur d’autonomie, en l’occurrence un petit moteur thermique classique utilisé comme générateur d’électricité. Ainsi équipée, la Furtive-eGT voit son autonomie portée à plus de 800 km ! Malin, car bien dans l’air du temps. Malgré ces préoccupations écolo, les concepteurs de l’auto revendiquent un 0 à 100 km/h parcouru en 3,5 s, valeur digne des meilleures GT.Hélas, Miss Exagon ne sera commercialisée qu’à la fi n 2012, trop tard pour assurer la sortie de l’église au mariage du souverain.</p>
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		<title>ÉLECTRIQUE CHIC</title>
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		<pubDate>Fri, 30 Mar 2012 13:30:18 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Pour marquer la naissance de sa branche américaine, le constructeur monégasque Venturi a dévoilé l’America, un concept-car de buggy à moteur électrique. « Go west », donc, mais arrêt obligatoire [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Pour marquer la naissance de sa branche américaine, le constructeur monégasque Venturi a dévoilé l’America, un concept-car de buggy à moteur électrique. « Go west », donc, mais arrêt obligatoire tous les 300 km.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>V</strong>enturi, ou l’histoire du constructeur qui rêvait d’Amérique… en électrique. Après la <em>Jamais contente</em>, fusée roulante ainsi baptisée en hommage à la première voiture électrique de Camille Jenatzy (1899), qui a atteint la vitesse de 515 km/h sur le lac salé de Bonneville (Utah) l’an dernier, la marque poursuit ses efforts en dévoilant l’America, un buggy biplace de 300 ch garanti sans émission de CO2 à l’usage, la puissance étant fournie par une batterie li-ion. Autonomie annoncée : 300 km… du moins avec le pied léger, ce qui semble assez antinomique avec l’esprit ludique de ce type d’engin. Née en Loire-Atlantique en 1984 avec l’objectif de proposer une alternative française crédible aux coupés sportifs allemands et italiens, la marque a été rachetée en 2001 par l’entrepreneur monégasque Gildo Pallanca Pastor, lequel en a redéfi ni la philosophie même. Tournant le dos aux moteurs fumants et pétaradants, Venturi est résolument engagée sur la voie des motorisations « propres », et plus particulièrement de l’électrique. En 2004, pour fêter ses vingt ans d’existence, elle avait donc lancé le roadster Fétish, petite sportive survoltée aux accélérations redoutables, puisque capable de passer de 0 à 100 km/h en 4 secondes, soit presque une de moins qu’une Porsche 911 Carrera (4,9 s). L’auto figure toujours au catalogue, pour un tarif de 300 000 € (hors taxe) qui en limite fatalement la diffusion. S’il entre en production, le fringant Buggy America évoluera dans les mêmes sphères dans la mesure où il en reprend toute la définition technique. Rouler vert, c’est encore un peu cher.</p>
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		<title>MALLE À BAR</title>
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		<pubDate>Fri, 30 Mar 2012 13:23:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<category><![CDATA[bar]]></category>
		<category><![CDATA[performances]]></category>

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		<description><![CDATA[Il aura fallu plus d&#8217;un millier d&#8217;heures de travail et dix artisans pour faire trôner le cognac telle une star au coeur de cette malle meuble ultime. Verres, carafes, bouteilles, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il aura fallu plus d&#8217;un millier d&#8217;heures de travail et dix artisans pour faire trôner le cognac telle une star au coeur de cette malle meuble ultime. Verres, carafes, bouteilles, cave à cigare&#8230; Rien ne manque pour célébrer son culte.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>R</strong>ien n&#8217;est comparable à cette malle meuble imaginée par Martell et Pinel &amp; Pinel pour les amoureux du cognac. Il faut dire qu&#8217;elle est au-delà du raisonnable. Par ses dimensions, d&#8217;abord : 2,06 m de haut par 2,20 m de large ouverte, et 0,70 m de profondeur. Par la richesse de son contenu, ensuite : dans ses portes, s&#8217;alignent des assemblages exclusifs, mis en scène dans des compartiments tendus de cuir, enveloppé de lumières douces. En haut de la malle, verres tulipe, verres à pied et verres ballon en cristal de Sèvres attendent l&#8217;amateur. Les tiroirs dissimulent les ustensiles et le linge nécessaires pour parfaire l&#8217;expérience ultime de la dégustation. En bas de la malle, l&#8217;amateur se laisse enfin tenter par la cave à cigares et ses accessoires : coupecigare, briquet et allumettes, sans oublier un cendrier en cristal et bois de palissandre conçu tout spécialement pour s’adapter aux cendres d’un Havane, d’un Churchill ou d’un Montecristo&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Matières </strong><strong>luxueuses</strong></p>
<p>Dix artisans ont façonné et équipé cette malle pendant près de mille heures de travail, à partir de matériaux précieux : cuirs pleine fleur, cuivre, métal argenté, chêne, cristal, lin&#8230;<strong> </strong></p>
<p><strong>Panorama olfactif</strong></p>
<p>Accessoires, bougies « Roi Soleil » de Trudon (ancienne Manufacture royale de cire), vaporisateur du même parfum d’intérieur. Éteignoir&#8230; Les cinq sens se soumettent au rite du cognac</p>
<p><strong>Sens du détail</strong></p>
<p>Cette malle meuble proposée à 150 000 €, propose accessoires et linges (tablier, torchons et serviettes de lin des maisons Alexandre Turpault et Coucke) pour accompagner la dégustation.</p>
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		<title>LES MÉTÉORITES DE LA POLITIQUE</title>
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		<pubDate>Fri, 30 Mar 2012 10:25:46 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[politique]]></category>
		<category><![CDATA[regarde les hommes tombés]]></category>

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		<description><![CDATA[La chute de DSK comme la démission de Georges Tron démontrent qu’en politique, comme ailleurs, la vie peut être bien éphémère. Nombre de personnalités, un jour au firmament, ont ainsi [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="LEFT">La chute de DSK comme la démission de Georges Tron démontrent qu’en politique, comme ailleurs, la vie peut être bien éphémère. Nombre de personnalités, un jour au firmament, ont ainsi vu leur destin pâlir en quelques heures. Revue de détail.</p>
<p>ROBERT SCHUMAN (PREMIER MINISTRE PENDANT QUARANTE-HUIT HEURES)</p>
<p>Nommé Premier ministre le 5 septembre 1948, le père fondateur de l’Europe fut poussé à la démission deux jours plus tard par une motion de censure des députés. Record à battre.</p>
<p>LÉON SCHWARTZENBERG (MINISTRE NEUF JOURS)</p>
<p>Il était arrivé à son premier Conseil des ministres… sur le porte-bagage d’un motard ! Neuf jours plus tard, ce grand cancérologue démissionnait du ministère de la Santé (le 7 juillet 1988) pour s’être prononcé pour la dépénalisation de la consommation de drogue.</p>
<p>HERVÉ GAYMARD (LYNCHÉ EN DIX JOURS)</p>
<p>La révélation, début 2005, du montant du loyer de son appartement de fonction (14 400 euros) lui coupa les ailes. Lâché par son propre camp, l’élu savoyard quitta Paris pour sa région natale.</p>
<p>PHILIPPE BRIAND (OUBLIÉ EN DEUX SEMAINES)</p>
<p>Qui se souvient de ce secrétaire d’Etat en charge de l’aménagement du territoire ? Cet entrepreneur tourangeau fut pourtant, à 43 ans, ministre pendant quinze jours. Jusqu’à ce qu’il soit poussé vers la sortie par Jean-Pierre Raffarin le 14 avril 2004.</p>
<p>JACQUES DELORS (PRÉSIDENTIABLE PENDANT SIX MOIS)</p>
<p>De juin à décembre 1994, les sondages le donnaient vainqueur à la présidentielle. La droite n’était-elle pas divisée ? Jacques Delors finit néanmoins par jeter l’éponge « pour ne pas gêner la carrière de sa fille ». Une certaine Martine Aubry.</p>
<p>KONSTANTIN TCHERNENKO (MAÎTRE DU MONDE PENDANT ONZE MOIS)</p>
<p>Youri Andropov avait présidé l’Union soviétique pendant quinze mois. Elu chef de l’Etat le 11 avril 1984, son successeur eut juste le temps de prononcer son éloge funèbre avant de terminer la fin de son mandat à l’hôpital où il mourut le 10 mars 1985.</p>
<p>MICHEL NOIR (STAR MONTANTE PENDANT DIX ANS)</p>
<p>Ministre à 40 ans, ce « rénovateur » du RPR (proche de Philippe Séguin et de François Fillon) avait tout pour réussir : une belle gueule, une imposante stature (2 m) et un bagout de publicitaire. Las. Après six ans à la mairie de Lyon, Michel Noir fut torpillé, en 1996, par les ennuis judiciaires.</p>
<p>CARL LEWIS (APPRENTI SÉNATEUR PENDANT UNE SEMAINE)</p>
<p>Le 11 avril dernier, le sprinteur américain annonçait vouloir concourir aux prochaines élections sénatoriales du New Jersey sous les couleurs démocrates. L’exécutif républicain de cet Etat, proche de New York, avait alors invalidé sa candidature au motif que le coureur n’était pas domicilié sur place. Mais la Cour suprême vient de se prononcer en faveur de l’athlète. Carl Lewis pourra bien faire campagne cet été. Une nouvelle étoile filante ?</p>
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		<title>BLADE RUNNER</title>
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		<pubDate>Fri, 30 Mar 2012 08:26:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Des lames de carbone fendent la piste : c&#8217;est Oscar Pistorius, champion d’athlétisme, qui démythifie le handicap. Il incarne aujourd’hui en toute vitesse A*Men, de Thierry Mugler. &#160; Des eaux [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Des lames de carbone fendent la piste : c&#8217;est Oscar Pistorius, champion d’athlétisme, qui démythifie le handicap. Il incarne aujourd’hui en toute vitesse A*Men, de Thierry Mugler.</em></p>
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<p><strong>D</strong>es eaux profondes surgissait le premier héros d’A*Men, incroyable et puissant. Aujourd’hui, l’étonnant Oscar Pistorius lui succède. Originaire d’Italie, la famille du champion s’est installé  en Afrique du Sud ; c’est là qu’il a grandi, amputé des deux jambes, et choisissant le rugby avant l’athlétisme. Son autobiographie raconte comment, avec l’aide de sa famille, il a surmonté son handicap jusqu’à devenir champion. « Je n’ai pas vu le handicap comme quelque chose de mauvais. J’ai été bien entouré, pas traité différemment. Je n’ai jamais eu le temps de me prendre en pitié. » Hors norme, l’athlète a popularisé sur les pistes ses lames de fibre de carbone. Aux Jeux paralympiques, à Pékin en 2008, il est devenu champion sur 100, 200 et 400 m. Si sa distance de prédilection est le 200 m, c’est sur le 400 m qu’il va tenter l’aventuredes Jeux olympiques (après une polémique, il a finalement été autorisé à participer aux compétitions entre « valides »). Il précise : « J’aiappris à repousser les frontières, je n’aime pas être considéré comme un athlète handicapé. » Les Jeux olympiques de 2012, un rêve ? Il répond avec un grand sourire « Non, c’est un but. » Il s’y prépare assidûment, refusant même un macaron Ladurée pour ne pas surcharger son corps de quelques grammes. Pour A*Men, il s’est misen piste, vêtu d’une combinaison technique innovante, aux allures futuristes. Anatomique, le visuel accentue l’impression de mouvement, presque décomposé, à la Muybridge, le photographe qui arrêta le temps pour mieux capturer le galop d&#8217;un cheval. « Le shooting a été une partie de plaisir avec Ali Mahdavi, très inspirant. » Si l’image incarne la vitesse, elle recèle aussi, pour Oscar Pistorius, un message autour de l’aptitude à réussir. A*Men était son parfum, il l’achetait en duty free. « J’aime vraiment beaucoup son odeur – quelque chose de cool avec un côté très masculin – et sa bouteille au design séduisant. » S&#8217;il consacre l&#8217;essentiel de sa vie au sport, il se détend aussi dans des clubs de jazz (mais il aime aussi le rock et la country). Au cinéma, il vote pour tout Kubrick et <em>Snatch, </em>de Guy Ritchie. <em>Invictus, </em>de Clint Eastwood, autour du rugbyen Afrique du Sud, qu&#8217;en pense-t-il ? « Cool. La réalité est plus complexe, mais le message qu&#8217;il fait passer sur la réconciliation est intéressant. » Après la compétition, l’athlète envisage de donner plus de son temps aux autres, notamment aux handicapés. Il soutient déjà Soul of Africa, une association qui aide les victimes de mines antipersonnel à obtenir des prothèses.</p>
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<p><strong>Oscar Pistorius </strong><strong>en 3 dates </strong><strong>1986</strong></p>
<p><strong> </strong>Il naît à Johannesburg sans péroné. <strong>2008 </strong>Figure au classement des cent personnes les plus influentes au monde de <em>Time magazine </em>dans la catégorie « héros et pionniers ». Le tribunal arbitral du sport met fin à la polémique et l’autorise à courir avec les valides. <strong>2011 </strong>Choisi comme ambassadeur du parfum A* Men de Thierry Mugler.</p>
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		<title>LA VITESSE EN PLUS</title>
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		<pubDate>Thu, 29 Mar 2012 17:02:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
				<category><![CDATA[Life]]></category>
		<category><![CDATA[performances]]></category>

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		<description><![CDATA[Si le sport s&#8217;apparente souvent à une épreuve de fond, la vélocité peut se révéler un atout indéniable dans la quête d&#8217;absolu et de succès. Pas une fin en soi [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Si le sport s&#8217;apparente souvent à une épreuve de fond, la vélocité peut se révéler un atout indéniable dans la quête d&#8217;absolu et de succès. Pas une fin en soi mais bien pratique. Ne serait-ce que pour entrer au « Guinness Book »… Voici les dix performances sportives les plus speed.</em></p>
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<p>KARLOVIC : JEU, SERS ET MATCH !</p>
<p>Décrocher des missiles au service ne permet pas, à coup sûr, de faire trébucher Roger Federer, Rafael Nadal ou Novak Djokovic. Mais ça aide&#8230; A l&#8217;heure où le gouvernement entend supprimer les panneaux annonçant les radars fixes, Ivo Karlovic a été flashé à 251 km/h. L&#8217;excès de vitesse s&#8217;est produit en plein jour, le 5 mars 2011. En public, en plus. A Zagreb, sa ville de naissance, le joueur de tennis croate, 208 cm sous la toise, a envoyé cet obus à l&#8217;occasion du match de premier tour de Coupe Davis contre l&#8217;Allemagne. Et si ce jour-là, associé à Ivan Dodig, il s&#8217;est incliné 6/4 au cinquième set, il établissait toutefois le record du monde du service le plus rapide. Karlovic, ex-numéro 44 à l&#8217;ATP, rayait ainsi des tablettes l&#8217;Américain Andy Roddick, qui détenait la marque depuis 2004, à 249,4 km/h. Sa puissance ne lui a toutefois pas permis de passer le premier tour cette année à Roland-Garros.</p>
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<p>LE KITE-SURFEUR DE L&#8217;IMPOSSIBLE</p>
<p>Dans la discipline, le jeunehomme glissant sur sa planche de surf tractée par un cerf-volant est trois fois champion du monde. Mais le rider de Port-Saint- Louis est surtout fameux pour être le premier homme à avoir franchi le mur mythique des 100 km/h sur l&#8217;eau. C&#8217;était en octobre 2010, dans le lagon de Lüderitz, en Namibie. Le kite-surfeur Alexandre Caizergues, 32 ans, a maintenu sur 500 m (la distance pour que l&#8217;exploit soit validé) un rythme de 54,10 noeuds de moyenne (100,19 km/h) ! « C&#8217;est génial d’entrer ainsi dans l’histoire de la voile », a alors jubilé celui qui a tout de même réalisé 80 prototypes de planches pour parvenir à surfer sa machine de guerre.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>LE SKIPPER DES AIRS</p>
<p>Caizergues a détrôné sur l&#8217;eau la sensation réalisée en septembre 2009 dans la rade de Hyères par Alain Thébault et son Hydroptère, un voilier mi-bateau, mi-avion ayant  atteint 51,36 noeuds grâce à la seule force du vent. Malgré quelques chavirages, cet objet futuriste détenait jusquelà le record absolu de vitesse à la voile. Une récompense pour Thébault, qui a commencé à imaginer les contours de l&#8217;Hydroptère avec Eric Tabarly, renforcé ensuite par des ingénieurs de l&#8217;aéronautique. L&#8217;engin, qui mesure 18,28 m, est un trimaran d&#8217;apparence classique quand il navigue à vitesse réduite. Mais les deux coques latérales sont profilées telles des ailes d&#8217;avion. Et, lorsque le voilier accélère, la force provoquée soulève celles-ci hors de l&#8217;eau.</p>
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<p><em>SÜKÜR ET NAWAF DÈS LE COUP D&#8217;ENVOI</em></p>
<p>Au Mondial 2002 de football, l&#8217;attaquant star Hakan Sükür, lors du match pour la troisième place, c&#8217;est-à-dire la petite finale, a ouvert le score après 10,8 secondes de jeu seulement. Son équipe, la Turquie, l&#8217;a emporté 3-2 face à la Corée du Sud et a pu grimper sur le podium d&#8217;une épreuve dont la bande à Zidane a été chassée dès le premier tour sans inscrire le moindre but. Foot toujours avec la performance réalisée par le Saoudien Nawaf Al-Abed. Avec Al-Hilal, coaché par Eric Gerets, l&#8217;ex-entraîneur de l&#8217;Olympique de Marseille, deux secondes lui ont suffi pour marquer en coupe d&#8217;Arabie Saoudite, face à al-Shoalah. Ce 7 novembre 2009, l&#8217;énorme frappe de l&#8217;attaquant qui a lobé le gardien &#8211; sûrement un garçon rêveur &#8211; dès le coup d&#8217;envoi a battu le record du but le plus rapide de l&#8217;histoire.</p>
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<p>RONALDO, SEULE LA BUGATTI&#8230;</p>
<p>Agaçant mais génial. Tel est Cristiano Ronaldo. On savait que le Portugais du Real Madrid, recruté en 2009 à Manchester United contre 94 millions d&#8217;euros, s&#8217;adonnait à 3 000 abdominaux par jour histoire d&#8217;obtenir une musculature parfaite. Il le vaut bien : celui qui a inscrit 40 buts cette saison avec le Real en championnat d&#8217;Espagne, un record, est le joueur le plus rapide de la planète. L&#8217;hebdomadaire allemand <em>Der Spiegel </em>l&#8217;a en en effet chronométré à 33,6 km/h, lancé à pleine vitesse. Selon ce classement on ne peut plus sérieux, il devance en vélocité le milieu néerlandais du Bayern Munich Arjen Robben (32,9), ainsi que Theo Walcott (Arsenal) et Wayne Rooney (Manchester). L&#8217;équipementier de Ronaldo a surfé sur sa puissance en le faisant tourner dans une publicité où il se mesure à une Bugatti Veyron, le bolide le plus cher au monde, capable grâce à ses quatre turbocompresseurs de passer de 0 à 100 km/h en à peine plus de deux secondes, puis de piquer une pointe à 407 km/h ! Du coup, l&#8217;attaquant a acheté l&#8217;engin après le tournage&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>SOSENKA, LE ROI DU TOUR DE PISTE</em></p>
<p>Le Tchèque Ondrej Sosenka n&#8217;a pas les moyens d&#8217;acquérir un tel joujou. Mais le coureur peut se targuer d&#8217;avoir parcouru 49,7 km en soixante minutes juché sur son vélo, à Moscou, en janvier 2005. Le natif de Prague est tout simplement le recordman de l&#8217;heure sur piste, même s&#8217;il a amélioré  la précédente marque de Chris Boardman dans l&#8217;indifférence générale. Du haut de ses 2 m – ce qui en fait l&#8217;un des coureurs les plus haut perchés du peloton – ce spécialiste du contre-la-montre s&#8217;était surtout fait connaître en remportant à deux reprises le Tour de Pologne.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>SIMONE ORIGONE, L&#8217;AS DE LA DESCENTE</p>
<p>La sensation de vitesse, l&#8217;adrénaline que cela procure, la mise en danger aussi, c&#8217;est ce qui motive l&#8217;Italien Simone Origone. Il se distingue en ski de vitesse, discipline ancestrale déjà prisée il y a plus d&#8217;un siècle par les chercheurs d’or comme par les bûcherons nord-américains qui se lançaient des défis de ce genre sur les pentes des Rocheuses. En démonstration aux Jeux olympiques d&#8217;hiver de 1992, ce sport, parmi les disciplines nonmotorisées, est celui où les pointes de vitesse sont les plus hautes après le parachutisme. Spécialiste du KL, le kilomètre lancé, Origone a dévalé la piste des Arcs en Savoie à 251,4 km/heure, en avril 2006.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>ALPHAND, EN FLÈCHE</p>
<p>Lui aussi recherche l&#8217;ivresse de la vitesse. Pas étonnant que Luc Alphand ait baptisé son autobiographie « A toute vitesse » ! Fin 1997, à 32 ans, il raccroche les skis au terme d&#8217;une saison qui l&#8217;a vu remporter le Globe de Cristal, le classement général de la coupe du monde toutes disciplines confondues, ce que seul parmi les Français Jean- Claude Killy avait réussi. Alphand se reconvertit ensuite en pilote de rallye, avec succès : il gagne le Paris-Dakar en 2006. Il participe aussi aux 24 Heures du Mans. Mais, en juin 2009, victime d&#8217;un grave accident de moto dans le cadre du rallye Rand&#8217;Auvergne, il est évacué à l&#8217;hôpital. On craint le pire, la paralysie est évoquée. Opiniâtre, il remonte la pente. Pas encore rassasié, il entame désormais une troisième vie sportive : il est aujourd&#8217;hui skipper et se lance en octobre prochain dans la Transat Jacques Vabre en double, avec le respecté Marc Thiercelin, second du Vendée Globe 1997.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>JOYON, CAMMAS, LE TOUR DU MONDE </em>SANS ESCALE</p>
<p>En janvier 2008, le navigateur normand Francis Joyon a réalisé le record du tour du monde en solitaire, en 57 jours 13 heures 34 minutes et 6 secondes. Il a ainsi pulvérisé de 14 jours la précédente marque, signée de l&#8217;Anglaise Ellen MacArthur trois ans plus tôt. Parti de Brest, Joyon a obtenu ce temps canon sur son bateau de 30 m et 11 tonnes, avec un mât de 32 m. Plus collectif, le skippeur d&#8217;Aix-en-Provence Franck Cammas a, lui, fait le tour du monde à la voile en équipage. Avec ses neuf complices, il a mis seulement, en mars 2010, 48 jours, 7 heures, 34 minutes et 52 secondes. Il a ainsi remporté joliment le Trophée Jules Verne. « Depuis 2006 et après deux tentatives ratées sur avaries, on a gagné au niveau de la stabilité dans la performance. On connaît le bateau de mieux en mieux. Il n’y a pas de pics de frayeurs car Groupama 3 est sain mais disons qu’il y a toujours un stress à haute vitesse dans les grosses vagues », a-t-il ensuite décrypté. En janvier 2009, Michel Desjoyaux, sur le monocoque Foncia, remporte, en 84 jours 3 heures et 09 minutes, le Vendée Globe, soit le tour du monde en solitaire, améliorant de plus de sept heures le précédent record.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>MONTOYA, UN PILOTE À L&#8217;EXCÈS</p>
<p>Dans un genre plus bruyant, le Colombien Juan Pablo Montoya n&#8217;est pas mal non plus. Il a battu en août 2005 le record de vitesse sur circuit de Formule 1. Il a été chronométré à 372,6 km/h au volant de sa McLaren- Mercedes, lors d&#8217;essais privés à Monza, juste avant de disputer le Grand Prix d&#8217;Italie. Vainqueur de 7 GP en 95 courses, l&#8217;intrépide est le seul pilote à avoir remporté le GP de Monaco en F1, les 500 Miles d&#8217;Indianapolis, les 24 Heures de Daytona, le titre Champ Car en monoplace aux Etats-Unis et deux courses de Nascar. Sacrée polyvalence ! Mais la vitesse, même en course automobile, est parfois un vilain défaut. En juillet 2009, en Nascar, un petit excès de vitesse l&#8217;a privé de la victoire : alors qu&#8217;il figurait en tête, il a effectué son dernier arrêt au stand, où il a été contrôlé à 60,11 miles par heure, au lieu des 59,99 autorisés ! Puni, il a dû refaire un passage au stand et laissé filer la victoire alors qu&#8217;il avait mené 116 des 160 tours de la course. Montoya était pourtant prévenu : en 2003, il s&#8217;était vu retirer son permis après avoir été contrôlé à 204 km/h sur l&#8217;autoroute A8 dans le Var, flashé par un radar.</p>
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		<title>LA DRÔLE DE GUERRE DES HOMMES FLECHES</title>
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		<pubDate>Thu, 29 Mar 2012 15:59:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>admin</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Après vingt ans de guerre civile, le Sud-Soudan devient le 9 juillet un Etat indépendant. Pour autant, le pays n’est pas au bout de ses peines. La lutte menée par [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Après vingt ans de guerre civile, le Sud-Soudan devient le 9 juillet un Etat indépendant. Pour autant, le pays n’est pas au bout de ses peines. La lutte menée par les milices de Joseph Kony, parmi les plus violentes au monde, continue. Dès l’âge de 11 ans, les enfants sont enrôlés de force dans cette guérilla qui a déjà fait plusieurs dizaines de milliers de morts. Face à l’impuissance de l’armée sudsoudanaise, les civils ont décidé de se constituer en groupes d’autodéfense. Leurs seules armes : des arcs et des flèches pour lutter contre un ennemi surarmé. Reportage.</em></p>
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<p><strong>I</strong>l arrive comme une apparition, juché sur une moto qui ne semble tenir entière que par la grâce d’un tournevis planté au milieu du guidon. Abel époussette un drôle de sac à dos Mickey et proclame dans un grand sourire : « Bienvenue à Nzara ! » La route est longue, jusqu’à ce petit village du Sud-Soudan situé à dix heures de piste cabossée à l’ouest de Juba, la capitale. L’absence de routes, dans ce pays grand comme la France, transforme chaque déplacement en épopée chaotique. Nzara a des airs de bout du monde, avec ses huttes en branchage serrées Les unes contre les autres, ses chemins d’une terre rouge qui s’accroche à la peau, ses motos vintage et sa petite église qui déborde de fidèles endimanchés. En ce week-end pascal, à cheval entre le référendum sur l’indépendance votée en janvier dernier et sa proclamation prévue le 9 juillet, les prières vont toutes à l’avenir de la future nation qui deviendra, si Dieu le veut, le plus jeune pays au monde. La messe fi nie, un doux illuminé qui se présente comme la « réincarnation noire de Jean-Paul II » déambule entre les huttes en prophétisant un bonheur sans nuage. Son public semble plus réservé, comme soudé dans une attente anxieuse. La période est charnière, l’enjeu, crucial pour les Sud-Soudanais qui attendent ce moment depuis plus de cinquante ans. « Pendant des années, nous avons été dominés par les Arabes de Khartoum. L’argent et les ONG n’arrivent jamais jusqu’à nous, ça devrait changer avec l’indépendance, non ? », rêve à voix haute le propriétaire de l’unique « hôtel » de Nzara, un bouge qui fait aussi office de maison de passe à l’occasion. Dans ce village sans eau courante ni électricité, où rien n’a changé depuis un demi-siècle, le développement, et même sa promesse, semblent hors de portée. Mais le véritable problème, pour ses habitants, se situe encore ailleurs. Très exactement du côté de la vaste forêt qui entoure Nzara et ses environs : le sanctuaire de la terrible Armée de libération du Seigneur (LRA). Créé en 1988 en Ouganda par Joseph Kony, l’homme le plus recherché d’Afrique, ce groupe d’environ 400 hommes selon les sources offi cielles (mais beaucoup plus selon ses victimes) a migré depuis quelques années vers la République démocratique du Congo, la Centrafrique et le Sud-Soudan, semant la terreur dans toute la région à coups de massacres, de viols et de kidnappings. Selon l’ONU, en 2010, ces attaques sanglantes auraient causé la mort de 2 000 personnes et en auraient déplacé plus de 400 000 dans ces trois pays. « Ce sont des fous furieux ! Tant qu’on n’aura pas la tête de Kony, personne ne vivra en paix », tempête la soeur Giovanna, une religieuse italienne pas franchement du genre à tendre l’autre joue. Et surtout très remontée contre les autorités soudanaises, incapables d’enrayer les massacres à répétition. L’octogénaire, personnage incontournable à Nzara qu’elle arpente inlassablement à l’arrière d’une moto déglinguée, pointe notamment du doigt les manquements du SPLA (l’Armée populaire de libération du Soudan), l’armée de libération devenue une armée de planqués, sous-équipée et démotivée, aujourd’hui plus encline à cultiver l’arachide qu’à traquer le LRA jusque dans le bush. Un double manque de moyens et de volonté également dénoncé par l’armée ougandaise (UPDF), qui se retrouve un peu esseulée dans la lutte contre le LRA, devenue ces dernières années un problème régional. « Quand nous partons en patrouille conjointe avec le SPLA, nous ne prenons qu’une dizaine d’hommes car il faut les nourrir et leur fournir les munitions ! », confie un major ougandais, un peu échaudé. Autre problème, de taille : le mandat de l’UPDF ne couvre pas la protection des villages sudsoudanais, abandonnés à la merci des « tongotongo » comme on les appelle ici – les « égorgeurs », en langue acholie. C’est en réponse à ce vide sécuritaire et à la multiplication des attaques que les « arrow boys » (« hommes-flèches ») ont vu le jour il y a deux ans. Des milices villageoises, constituées de volontaires jeunes et moins jeunes, armés d’arcs et de flèches – d’où leur surnom – , de lances, d’arbalètes, de machettes et de vieux fusils de chasse, qui patrouillent aux abords des villages pour protéger les habitants. Avec, dans le rôle du chargé des relations publiques, Abel et son sac Mickey. On s’interroge : des fl èches contre les kalachnikovs du LRA ? « C’est sûr, si on tombe dans une embuscade, on est mort ! » Et ça le fait rire, Abel. Presque autant que la question – incongrue à ses yeux de viril combattant – sur l’existence d’éventuelles « arrow girls » : « Pfff, on n’en veut surtout pas ! Les femmes ont le coeur trop fragile », s’esclaffe Abel, qui préfère largement les groupies aux amazones. Les arrow boys affi rment être près de 3 000 dans la province de Nzara et plusieurs milliers dans tout l’Etat d’Equateur occidental, le plus touché par les attaques de Kony et ses hommes. Des chiffres peut-être gonfl és, mais impossibles à vérifier puisque ces milices – qui reçoivent le soutien tacite du gouvernement – ne dépendent d’aucune autorité officielle. Et c’est bien là tout le problème. « Nous collaborons activement avec eux, mais ce sont des civils qu’il n’est pour l’instant pas question d’intégrer aux forces de police ou à l’armée », explique le gouverneur adjoint d’Equateur occidental, un peu gêné aux entournures. Et d’ajouter, perfide : « C’est normal que les arrow boys soient particulièrement actifs, ce sont les premiers concernés après tout ! » « De toute façon, la lutte contre le LRA ne relève pas de la responsabilité du gouvernement sudsoudanais », se dédouane le préfet de Nzara, Elia Richard Box : « Ce groupe est né en Ouganda et a depuis installé ses bases au Congo : c’est donc à ces deux pays de faire quelque chose ! » Une démonstration un peu courte, dans la mesure où beaucoup voient derrière les attaques récentes du LRA au Sud-Soudan la main de Khartoum, qui chercherait ainsi à déstabiliser le futur pays… Pendant que dans les officines, les bureaucrates se renvoient la balle, les arrow boys sont bien obligés de faire le job. Avec les moyens du bord. En septembre 2010, le gouvernement sudsoudanais avait annoncé sa décision d’armer et d’entraîner ces « home guards », selon la terminologie officielle, à hauteur de deux millions de dollars, suscitant la crainte de voir ces groupes d’autodéfense se transformer en milices privées à la solde de politiciens mal intentionnés. De ce côté-là, aucun souci à se faire pour l’instant : Abel et ses hommes n’ont pas vu le début d’un dollar arriver jusqu’à Nzara. Seule dépense consentie par les autorités locales : le ciment des tombes où sont enterrés les hommes morts au combat… L’argent, le nerf de la guerre, fait cruellement défaut aux arrow boys. Sans aucun soutien fi nancier, l’organisation de chaque patrouille vire au cassetête pour cette armée de volontaires, constituée pour l’essentiel de petits paysans qui ont bien du mal à joindre les deux bouts. Comment se procurer les munitions et les vivres nécessaires aux longues expéditions dans le bush, a fortiori après les coûteuses festivités de Pâques ? « Nous avons dû acheter de nouvelles robes à nos femmes ! » rigole Abel. C’est justement l’objet de l’assemblée générale du jour. Réunis sous l’arbre à palabres – un immense manguier dont les fruits sucrés font le bonheur des gamins du village – une cinquantaine d’arrow boys raclent leurs fonds de poche pour acheter quelques kilos de riz, un peu d’essence pour les motos qui les transporteront, et une centaine de cartouches en vue de l’opération anti-LRA prévue pour le lendemain. Des cris les arrachent soudain à leurs comptes d’apothicaire. Un jeune chauffard vient d’être intercepté par d’autres arrow boys qui le rouent de coups et le traînent par une jambe dans la poussière. « Si un habitant se comporte mal, c’est notre devoir de le punir avant de le confi er à la police », explique Abel sans sourciller. Michael Anthony, le responsable de la sécurité à Nzara, n’y voit aucun inconvénient, bien au contraire : « Les arrow boys ont toute notre confiance. De toute façon, ils ont souvent une longueur d’avance sur nous… » Son commissariat est à l’image du reste du village : dépouillé. Une table, trois chaises en plastique, un bureau envahi par les nids d’hirondelles et un cachot odorant où croupit la dernière prise des arrow boys. Un jeune garçon d’une quinzaine d’années, à moitié nu et le regard lointain, trouvé errant dans la forêt lors d’une patrouille il y a cinq jours. Sans doute l’une des innombrables victimes du LRA, qui lors de ses razzias contre les villages kidnappe des jeunes à tour de bras pour renflouer ses rangs et porter son butin. Pas moins de 200 000 enfants, garçons et filles, enlevés dans la région ces dix dernières années d’après l’ONU. Depuis son arrivée, le gamin n’a pas prononcé un mot. Les policiers attendent de savoir d’où il vient pour le rendre à sa famille. « J’espère qu’il parlera vite, nous n’avons pas le budget pour le nourrir », s’inquiète Mickael Anthony qui voudrait d’ailleurs savoir si, par hasard, on ne souhaiterait pas contribuer aux bonnes oeuvres de la police… De leur côté, les arrow boys sont sur le départ. Direction la frontière congolaise, où plusieurs villages le long de la route ont été récemment attaqués. Certains sont partis devant pour prendre un peu d’avance, d’autres ont dû rebrousser chemin pour chercher une pompe à vélo, un autre encore fait du surplace en contant fleurette à une jolie passante. La colonne se met finalement en route, emmenée par James, le chef de patrouille, un quadra fi liforme au sourire doux, curieusement vêtu d’un gros anorak et de bottes en caoutchouc par 40 degrés à l’ombre. La plupart de ses hommes sont en short et en tongs, souvent dépareillées. On dirait un peu les Pieds Nickelés, version savane africaine. Elia, 19 ans, arbore un sac à dos Mickael Jackson dont il apprend l’existence et la mort en même temps. Sous une casquette « Dolche &amp; Cabana », Thomas, la soixantaine bien engagée, a sans doute passé l’âge de crapahuter dans la brousse mais s’accroche à son vieux fusil. Il y a un an, des « tongo-tongo » ont fait irruption dans son village, tuant dix membres de sa famille. Son père, deux soeurs, trois frères, des cousins et des nièces, tous massacrés. Depuis, l’ancien ne vit que pour les venger. Comme tous ses compagnons d’armes, qui, sans exception et avec une invariabilité effrayante, ont perdu un ou plusieurs êtres chers. Tantôt en file indienne, tantôt en mode troupeau, le groupe enquille les kilomètres sous un soleil de plomb, entre plaisanteries bon enfant et pauses cigarette trop rares. Clopes et munitions ont été religieusement réparties entre les hommes. Chaque cartouche – deux par combattant – vaut son pesant de cacahuètes, littéralement : les arrow boys en ont fait l’acquisition contre quelques kilos d’arachides. Le climat est décourageant, une chaleur accablante entrecoupée de pluies diluviennes. Mais rien n’entame le moral de la joyeuse troupe, qui progresse à une vitesse surprenante. Cinq heures après le départ, elle est à Sangoua, village fantôme presque entièrement vidé de sa population après avoir subi trois attaques du LRA en moins d’un an. Seule une quarantaine de familles, des paysans pieds et poings liés à leurs champs, n’ont pu se résoudre à partir. Mourir de faim ou sous les balles du LRA, le dilemme est absurde. A Sangoua, d’autres arrow boys se joignent au cortège qui approche à présent de la cinquantaine d’hommes. Leur chef, ici, c’est Louis, un colosse barbu avec un étonnant collier rasta autour de son large cou. Lui aussi a vu trop des siens disparaître. Il dit simplement qu’il faut résister, « continuer à se battre pour ceux qui sont encore en vie ». On a le chagrin pudique, chez les arrow boys. Pas l’envie ni le temps de s’épancher, c’est reparti pour plusieurs heures de marche jusqu’à Basukambi où le groupe établit le camp pour la nuit. Ce soir, en plus du riz, nous mangerons « ce que Dieu nous offrira », sourit James, le chef, qui de sa brosse à dents désigne quatre chasseurs – presque – volontaires. Ils ne reviendront qu’au petit jour, avec une gazelle dont les meilleurs morceaux serviront à fi nancer une rallonge de munitions. Car demain, la partie vraiment dangereuse commence : il faut s’enfoncer dans le bush pour remonter la piste du LRA, encore fraîche d’après les renseignements glanés en chemin. Après une nuit sous les étoiles, le réveil est matinal.Et le brief de James, interminable. Le bush, c’est la surprise. On peut tomber sur un bataillon de l’armée ougandaise, qui n’hésite pas à tirer à vue ; sur des éleveurs mbororos, dont la rencontre fortuite a déjà provoqué plusieurs fusillades ; sur d’autres arrow boys aussi qui, par manque de communication entre les groupes, se tendent parfois des embuscades entre eux. Et, bien sûr, les redoutables et redoutés « tongo-tongo »… Ceux-là sont reconnaissables de loin, paraît-il : « sales et hirsutes », d’après ceux qui ont croisé leur route. Silencieuse, la colonne s’enfonce dans les hautes herbes. Les mines sont graves. Fini l’ambiance joyeuse de colonie de vacances. Très vite, James repère des empreintes de pas qui conduisent à une clairière où subsistent des traces de foyer. Un peu plus loin, une vieille moustiquaire abandonnée sur une branche d’arbre ne laisse aucun doute sur le passage récent du LRA. La tension monte d’un cran, et la progression se poursuit dans un silence de mort. Mais après plusieurs heures de marche, la piste se perd. L’ennemi est sans doute déjà loin, probablement dans l’une de ses bases arrière au Congo pour se ravitailler en nourriture et en munitions. Les arrow boys décident de rebrousser chemin, bredouilles et épuisés. C’est une drôle de guerre, que celle menée par cette armée de va-nu-pieds contre des adversaires invisibles, mieux armés et volatiles. Une traque qui s’apparente davantage à du trek, ingrate et souvent vaine. De retour à Nzara, James est amer. Fatigué de son costume de héros dédaigné. Sa femme lui fait la guerre à chaque départ en patrouille : « Elle dit que je suis fou d’abandonner ma famille pour risquer ma peau sans rien recevoir en échange. Elle a sans doute raison… » Le chef a pris sa décision : après l’indépendance, il rendra son tablier. Daniel, son lieutenant, résume la frustration des arrow boys en une seule phrase : « On patrouille en tongs et tout le monde s’en fout. » Après la guerre, ce doux géant rêve de se consacrer entièrement à Dieu et se verrait bien choriste à l’église protestante de Nzara. Enfant de choeur, en somme.</p>
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